Lettre de M. Le Commissaire général de la guerre (pour Son Altesse Royale le Prince Frédéric des Pays-Bas) - 27 Août 1827

Publié le par Joseph Jacotot

Bruxelles ce 27 Août 1827
 

Il m’a été agréable, monsieur, d’apprendre par votre lettre du 28 juin dernier que vous voulez bien continuer à donner vos soins à l’école normale de l’enseignement universel, à laquelle, pour satisfaire au désir de la majeur partie des officiers, qui se trouvent actuellement réunis à Louvain, le Roi consent qu’il soit donné une plus grande extension. Mais n’ayant pas trouvé, dans la lettre précitée, l’indication demandée du nombre d’élèves qui devraient être admis à l’école normale, ni du degré d’instruction préalable de rigueur, et voulant écarter, près de vous, toute idée de responsabilité, par rapport à ce choix, ainsi qu’à la présente mesure, j’ai cru, pour mettre un terme à mon incertitude, devoir m’adresser à monsieur le lieutenant général Baron de Constant Rebecque, en le priant de s’entendre à cet effet avec monsieur le capitaine Bouhtay ; dans la persuasion que cet officier n’agirait que d’après vos conseils.

Cette démarche a eut, pour résultat, les propositions suivantes :

1° De détacher de chaque régiment d’infanterie, un sous-officier et un cadet, et de chaque régiment de cavalerie un sous-officier et ou un cadet.

2° D’établir que le degrés d’instruction préalable, consistera à savoir lire et écrire couramment et de posséder l’arithmétique.

3° De diviser les officiers qui fréquenteraient l’école normale en deux classe, savoir :

a les officiers instructeurs, et b ceux à qui l’instruction doit être appliquée.

Ayant Approuvé ces propositions, j’ai donné en conséquence les ordres nécessaires pour que le dit nombre des cadets et sous-officiers soit mis à disposition de l’école normale.

D’après vos dispositions bienveillante, manifestées dans le temps, je me flatte que vous voudrez bien me faire connaître à monsieur le capitaine Bouhtay vos idées relativement à la formation des deux classes ci-dessus mentionnées et guider cet officier par vos lumières dans la direction ultérieure de cet enseignement.

 

Le Commissaire général de la guerre

 
Signé
Frédérik

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