Pierre Yves de Seprez - Arithmétique

Publié le par Joseph Jacotot

MANUEL COMPLET DE L'ENSEIGNEMENT UNIVERSEL OU APPLICATION DE LA MÉTHODE JACOTOT

Page 495


La théorie des proportions se rduit évidemment à une addition, puisque les équidifférences ne se conçoivent que par cette opération, que l'on fait pour s'assurer de l'égalité de deux rapports dont l'assemblage constitue la proportion. une marche analogue est suivie dans les proportions apr quotient. C'est donctoujours de l'addition faite de différens nombres entre eux que sortent tous les calculs que nous présente cette théorie. Les progressions ne sont de même que des additions, puisqu'elles reposent entièrement sur les proportions, dont l'usage est continuel dans toute cette partie de l'arithmétique.

Les logarithmes, qui ne sont que les résultats des progressions, sont susceptibles du même raisonnement. Nous voyons donc l'addition se reproduire partout, sous différentes formes. Nous avons remarqué que c'est à elle que se réduisaient toutes les opérations faites sur les nombres; que ces derniers eux-mêmes n'en étaient au le résultat. C'est donc de ce calcul simple et facile que sort totue l'arithmétique; c'est sur lui que reposent toutes les théories dont elle est formée, même celles qui, au premier abord, semblent n'avoir avec lui aucune connexité: A+B=C, telle est donc la formule générale qui comprend totue l'arithmétique.

Commenter cet article